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Kim Jong-un à Pékin : le renouveau d’une amitié stratégique

Kim Jong-un à Pékin : le renouveau d’une amitié stratégique

ASIE<CORÉE DU NORD<CHINE<ÉTATS-UNIS<CORÉE DU SUD

Les dirigeants chinois et nord-coréen entourés de leurs deux épouses, à Pékin le 28 mars, dans une photo diffusée par l’agence chinoise Xinhua. Ju Peng/Xinhua via REUTERS La visite surprise du dirigeant de la Corée du Nord à Pékin change la donne dans la péninsule coréenne. À l’approche de ses sommets avec le Sud et avec les États-Unis, Kim s’est assuré de réactiver l’alliance traditionnelle avec la Chine. Mais Xi Jinping lui a fait accepter de se prononcer pour la dénucléarisation.

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À l’invitation du président chinois Xi Jinping, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a effectué une visite extraordinaire à Pékin du 25 au 28 mars, où il s’est rendu dans son train blindé personnel.

Xi Jinping a “reçu chaleureusement” le dirigeant nord-coréen, comme le démontre la chaîne de télévision centrale CCTV13 avec un compte rendu de 14 minutes d’images, s’attardant sur toutes les étapes de la visite officielle en Chine : discussion au sommet, hymnes nationaux et revue militaire à l’Assemblée nationale du peuple, banquet à la résidence d’État de Diaoyutai en compagnie de la femme du président chinois, Peng Liyuan. Kim était accompagné de sa femme, Ri Sol-ju.

Kim en faveur de la dénucléarisation, selon Xinhua
“Une amitié durable entre la Chine et la Corée du Nord est une bonne stratégie commune”, lance le quotidien officiel Huanqiu Shibao dans un éditorial. Dans un dialogue “franc et amical”, Xi et Kim ont abordé “des questions de la plus haute importance, telles que la réalisation de la dénucléarisation de la péninsule et la préservation de la paix et de la stabilité”, annonce l’éditorial, en omettant très diplomatiquement de souligner que Kim semble donc avoir accepté de faire sien l’objectif de dénucléarisation, totalement contraire à la politique qu’il a menée ces dernières années.

Cette prise de position en faveur de la dénucléarisation de la péninsule est “conforme à l’héritage de Kim Il-sung et de Kim jong-il”, a déclaré Kim Jong-un, selon une dépêche de l’agence officielle Xinhua.

Le Huanqiu Shibao revient sur les relations mouvementées entre les deux pays ces dernières années, qui “ont connu vents et pluies, mais un certain nombre de principes de base de nos relations amicales sont solides”. Le quotidien chinois poursuit en notant : La Corée du Nord a ces dernières années renforcé son autonomie, et a également fait preuve de diligence dans les domaines économique et social, avec des évolutions non négligeables.”

Recherche commune de la stabilité régionale
“Cultivons l’amitié sino-nord-coréenne et faisons-la encore progresser”, avance de son côté le site Renmin Wang, dans une opinion non signée. La rencontre a permis de porter les relations entre “les deux partis-États” (le Parti communiste chinois et le Parti du travail nord-coréen) “à un nouveau stade à cette étape historique”, ce qui représente “une contribution à la paix, à la stabilité et au développement régionaux”, écrit le site de l’organe du PC chinois.

“Qu’il s’agisse des développements régionaux ou internationaux, la Chine et la Corée du Nord chercheront toujours à comprendre la situation d’ensemble” et à renforcer la coopération “pour le bonheur de leurs peuples et des peuples du monde entier”, conclut l’éditorial, sans faire directement référence au sommet annoncé entre Pyongyang et Washington.

Si la rencontre a pu avoir lieu, c’est que chacune des deux parties était prête à faire des gestes vers l’autre, analyse Wang Jiangyu, professeur de droit à l’Université nationale de Singapour, interrogé par le quotidien Lianhe Zaobao. Pékin voulait remédier à sa mise sur la touche depuis la reprise du dialogue entre les deux Corées en janvier, et surtout “voulait montrer que la rencontre [prévue en mai entre Kim et Trump] avait l’appui de la Chine”, analyse le chercheur.

La Corée du Nord a tendu la branche d’olivier à la Corée du Sud et aux États-Unis, que ceux-ci ont acceptée. Du point de vue chinois, cette réaction était une tentative de mise à l’écart de la Chine de la question coréenne”.

Pyongyang peut à nouveau dire : Pékin est avec moi
Côté sud-coréen, le site en anglais du quotidien conservateur Chosun Ilbo exprime ses craintes que la rencontre n’affaiblisse les sanctions internationales auquel Pékin avait fini par s’associer. “Tout le cadre des discussions à venir avec la Corée du Nord pourrait changer étant donné les accords qui ont pu intervenir” avec la Chine, fait remarquer le journal, en référence au sommet intercoréen qui doit rassembler Kim Jong-un et son homologue sud-coréen Moon Jae-in en avril.

Une analyse que semble quelque peu partager le quotidien de centre gauche Hankyoreh. “La reprise des relations avec la Chine pourrait donner un poids supplémentaire à la Corée du Nord dans ses discussions avec les États-Unis”, titre le journal.

“On peut dire que Pyongyang joue finement la partie. La Corée du Nord semble envoyer le message ‘nous avons la Chine avec nous’ à l’approche du sommet avec Washington”, remarque un haut responsable gouvernemental sud-coréen cité par Hankyoreh. Le journal précise que l’incertitude induite par les changements dans l’entourage de Donald Trump est une raison supplémentaire pour Kim de vouloir s’assurer du soutien de Pékin.
Agnès Gaudu



 

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